manetta.htm manetta.paroles et musique
Joseph BARTOLI
(dit Manetta)
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Maire de Palneca de 1878 à 1885, et de 1896 à 1909
Joseph Bartoli était le père de l'un des
arrières grand-pères de la chanteuse Jenifer Bartoli.
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Succédant à Ghjaseppu SANTONI, maire bonapartiste, il avait
"activement" soutenu, en 1881, la candidature de Conseiller
Général du jeune ajaccien Emmanuel Arène, contre le Bonapartiste
Charles Abbatucci de Zicavo, fils du ministre de la justice de Napoleon III...
A
Palneca Emmanuel Arène avait obtenu 107 voix, Abbatucci 0 .
(!!!!!!!)
Début d'une
brillante carrière politique de 27 ans, étant tour à tour député de
Corte, de Sartene et d'Ajaccio puis Sénateur de Corse en 1904.
L' habileté de "Manetta" dans la manière de mener les élections, et son amitié avec celui qu'il avait contribué à faire élire, lui avaient valu une notoriété nationale, au point de voir son nom figurer dans le Grand Larousse avec pour commentaire : " célèbre pour ses fraudes électorales". Certains ajoutaient " champion du monde au jeu des élections".
Emmanuel ARENE, journaliste ami de Gambetta, avait été envoyé en Corse pour éradiquer les derniers vestiges du bonapartisme.
Celui qu'on allait surnommer U Rè Manuellu, devait distribuer emplois et subsides dont devaient largement bénéficier ses amis politiques locaux, dont "Manetta", maire de Palneca.
"Manetta" déclarait au " Journal de la Corse"
" Plusieurs fois déjà, au cours de ma longue et tourmentée carrière politique, j'ai eu les honneurs de la presse insulaire. On a parlé de mes qualités de prestidigitateur électoral ; on m'a prêté des tours l'Arsène Lupin de la politique. On m'a enfin assuré ma place dans le Grand Larousse, tout à côté de Berthelot, et j'espère bien qu'à la prochaine édition l'auteur me demandera ma photographie autographiée. "
Même le célèbre Cesare Lombroso, dans son ouvrage " Le crime, causes et remèdes" évoque les élections municipales à Palneca et les méthodes de Manetta :
"
Les tours d'adresse sont infinis et variés dans les jours d'élections, mais
souvent ils tournent au tragique.
A Palneca le maire Bartoli renvoya
trois fois le scrutin pour attendre le moment favorable ; la quatrième fois
(28 septembre 1884), ses partisans se renfermèrent avec lui, de bon matin, dans
la mairie et s'y fortifièrent. Quand arrivèrent les adversaires, ils ne
purent entrer.
Exaspérés, ils essayèrent de
donner l'assaut, mais on les repoussa à coups de fusils : durant toute la
journée des coups furent échangés d'une maison à l'autre, et on eut à
déplorer des morts et des blessés.
Les adversaires de Bartoli
déclarérent au prefet qu'ils étaient "prêts à mourir plutôt que de
vivre en esclavage"
Une chanson connue dans toute la Corse vante la carrière politique et la réussite sociale qui en a découlé, concrétisée par la construction d'une maison imposante qui, pour l'époque, était une oeuvre d'envergure.
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« Ghjaseppu Manetta » -o-o-o-o-o-o-
Un ti ramenti quandu tu eri in Furciolu Incu quatru capri, ribaldunatu e solu E la sera par fà cena tirai l’acellu a bulu, Chi par té, nun ni sbarcaia farina 'nant’a lu molu.
Parechji seri ni stai senza cena A pomi asciuti, saliti manc’appena Tandu nô ch'un cuniscii ne a Peraldi ne ad’Arena Avà si chi li cunosci, t'hai la panza grossa e piena.
Un ti n'inveni quand’eramu zitelli, Vindii l'aghi, ditali e zifulelli Calchi pettinu di legnu, di filu calchi ghjumellu. Avà ti s'hè fattu una casa alta più chi un castellu.
U me Ghjaseppu, manittuchju lu meiu, Nun pigli Pasqua ne menu Ghjubileiu, Un si sà se tu se turcu, cristianu o puru abreiu. Ma chi ti cunosci a fondu fratellu un ci so cà eiu.
Lu me Ghjaseppu, Manetta tantu caru Chi d'ogni cosa ni facii risparu N'alizzioni di quist'annu, musciatu hai tanlentu raru, In la cascia la Cumuna, ti s'hè presu tantu dinaru.
Cusî facîa l'ignobili Gambetta Incù lu Fabru, e tutta l'impezzatta Di li tisori di Francia ni pillô la meglia fetta. E cusi faci in Palleca lu nosciu caru Manetta.
Anc' ad'Arnestu ha presu pa' cumpari Chi l'a'ssi pensa, buliati 'cu i to pari Li pillesti la vittura, lu cavallu e li dinari Eri sempri in binifiziu in tutti li to' affari.
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