L'ÉGLISE
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A l'origine elle était de dimensions relativement modestes.
Elle a d'abord été dédiée à l'Assomption,, puis l'Immaculée
Conception.
En 1586 elle était annexe de Ciamannaccia sous la responsabilité d'un Vicaire.
Visitée par Mgr Mascari, ce dernier constate de mauvais état de l'édifice :
l'eau
s'infiltre par le toit, il n'y a pas de clocher. La cloche est attachée à un
poteau.
En 1686 il est constaté que la messe n'est dite que les jours de fêtes par
un
prêtre payé par le curé de Ciamannaccia
Le visiteur apostolique est bien accueilli par les 230 habitants, mais est
horrifié
de constater que l ces derniers sont si négligés sur le plan spirituel : les
messes ne
sont célébrées que les jours de fête. Il n'y a ni prédication ni
catéchisme, et les gens
meurent sans recevoir les sacrements et les secours de la religion ( "U
Taravu" -
-Abbé Buresi - 10/11/1990 )
En 1812 il apparaît que le seul bien de l'église est un presbytère.

Comme les autres églises de Corse elle possédait son ARCA,
sépulture
collective
du village
par
excellence au cours du XVIIème
siècle, qui était
devenu le lieu d'accueil
privilégié dans la
mort.
Il s'agissait d'une construction voûtée, à ouverture étroite, dans
laquelle on précipitait les morts qui, s'ils perdaient leur individualité,
gardaient
leur identité communautaire.
A cette époque l'église de la Santa Nunziata, à Ciamannaccia ne possédait
pas
moins de douze
" archi ".
C'est à partir du XVème siècle que s'est répandue, en Corse, la pratique des
enterrements
dans les églises. Au siècle suivant la constitution de Mgr SAULI,
évêque d'Aleria imposait
d'ensevelir les morts dans les cimetières et non dans les églises, à moins
d'avoir la permission
de
l'évêque
En 1776 un Edit Royal interdisait les sépultures dans les églises insulaires,
et en 1789 un
Décret de la Révolution ordonnait la création de cimetières, sans grand succès en Corse.
Par Décret en date du 23 Prairial An XII ( 12 Juin 1804), Napoléon imposait
l'établissement
de
cimetières loin des églises et à 40 mètres des habitations en France.
Les Edits préfectoraux de 1818-1812 confirmaient les textes précédents, mais
avec des
mesures coercitives, en raison d'épidémies
de 1816 à 1818. Cependant des problèmes
financiers
importants ne permettaient pas aux communes de s'y conformer sur le champ.
C'est ainsi que le 11.12.1812 la mairie d'Ajaccio interdisait les inhumations
dans les églises et
chapelles rurales. Mais le cimetière actuel, " U cannicciu ",
n'était inauguré que dix ans plus tard.
En 1830 le Préfet de Corse Jourdan du Var ordonnait la fermeture de toutes
les "ARCHI ",
mais leur usage devait perdurer encore de nombreuses années.
En1884 l'écrivain Albert SURIER ( consulter le site de Ciamannaccia, sur
la page Liens,
pour
connaître sa description du mode de vie dans notre micro-région à cette
époque)
constatait la
présence d'
un mètre de poussières dans l'Arca de
l'église de cette commune.
A Palneca c'est un transport de Justice, ayant conduit à l'exhumation d'une
personne victime
d'un meurtre, qui aurait contraint à l'abandon définitif de cette pratique.

Dans la nuit du 6 au 7 mars 1882, un violent
orage s'abattait sur le village, faisant disparaître
le toit de
l'église ( probablement couverte des bardots de hêtre traditionnels) et
crevassant
les murs.
Pour faire suite aux doléances du curé Filippi et à une lettre de l'autorité
préfectorale,
le conseil municipal, présidé par Joseph BARTOLI ( dit Manetta
), vu l'urgence,
et constatant la nécessité d'effectuer des travaux et au
besoin de construire une nouvelle
église, autorisait le maire à contracter un
emprunt de 20.000 Francs auprès du Gouvernement,
remboursable en trente et une
annuités par des ressources extraordinaires, c'est à dire
au moyen de
coupes de bois à faire dans la forêt communale de Palneca.
En 1930 l'église était rebâtie à neuf par le curé du village, Preti ARRIGHI,
dont le
souvenir est
demeuré vivace dans la région.
Un campanile imposant en pierres de taille de granit, mais sans flèche était édifié, remplaçant le
chevalet en bois supportant les deux petites cloches.
Le 20 juillet 1941 les trois cloches actuelles, offertes par la municipalité,
étaient bénies
par Mgr Llosa, évêque de Corse, en présence des personnalités de l'époque.
Au son de la musique municipale d'Ajaccio, les cloches étaient hissées au
sommet du clocher par
une
une équipe de marins mis à disposition des autorités religieuses par le
commandant de la
Marine d'Ajaccio.
Une des deux cloches de l'ancienne église, fondues à Gênes en 1807, a été
installée à la
Chapelle de San'Antonu, l'autre, un peu plus imposante se trouve à l'intérieur de l'église.
La municipalité actuelle a procédé à la réhabilitation du bâtiment et à
l'édification d'une flèche
en granit.
La modernisation de l'électrification de la sonnerie des cloches s'est poursuivie.

LE MONUMENT AUX MORTS de la Guerre 1914-1918
Il a été édifié à l'intérieur de l'église.
Il est constitué de deux plaques de marbre portant les noms de
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54 enfants de Palneca MORTS POUR LA FRANCE :
BARTOLI Joseph Lieutenant
BARTOLI Eugène S/ Lieutenant
BARTOLI François Sergent
BARTOLI Paul Dominique Caporal
BARTOLI Pascal Brigadier
BARTOLI Decius Caporal
BARTOLI Pierre François Caporal
BARTOLI Michel Antoine Soldat
BARTOLI Augustin Soldat
BARTOLI Pierre Soldat
BARTOLI Noël Soldat
BARTOLI Dque Antoine Soldat
BARTOLI Nicodème Soldat
BARTOLI Jean Soldat
BARTOLI Paul Dominique Soldat
BERTONCINI Antoine Bourbon Soldat
BERTONCINI César Auguste Soldat
CIAVALDINI Théodore Soldat
FOATA Hercule Soldat
FOATA J. Luc de Pierre Sdt Fer
FOATA Jean Luc Soldat
LEONETTI Jérôme Soldat
MELIGARI Dominique Soldat
POMI Oreste Soldat
SANTONI Sexto J.Luc Lieutenant
SANTONI César Napoléon S/ Lieutenant
SANTONI Alfred Soldat
FOATA Hercule d'Antoine SoldatSANTONI Ange Dominique Médecin Aide Major
SANTONI Simon Brand S/ Lieutenant
SANTONI Xavier Sergent
SANTONI Jean Clément Caporal
SANTONI César Caporal
SANTONI Philippe Caporal
SANTONI Paul Joseph Soldat
SANTONI Dominique F.cois Soldat
SANTONI Jean Baptiste Soldat
SANTONI Antoine Jean Soldat
SANTONI Pancrace Soldat
SANTONI Noël Soldat
SANTONI Michel Ange Soldat
SANTONI Luc Soldat
SANTONI Victor Soldat
SANTONI Pierre Soldat
SANTONI Mathieu Soldat
SANTONI Félix Soldat
SANTONI Xavier Michel Soldat
SANTONI Simon Soldat
SANTONI François Soldat
SANTUCCI Mathieu Caporal
BARTOLI Pierre Paul Adjt. Chef
SANTONI Charles Soldat
SANTONI Dominique Soldat
SANTONI Ange Martin Soldat
GUERRE CONTRE LA PRUSSE déclarée par NAPOLEON III
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Entre le 27 Juillet 1870
et la mi-janvier 1871, 4 Palnécais ont été tués
:
BARTOLI Achille
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LES VITRAUX
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L'Eglise possède de magnifiques vitraux provenant du Petit
Séminaire d'Ajaccio.
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La municipalité vient de faire
effectuer des
travaux de |
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LES TABLEAUX DE LA PASSION DU CHRIST